Avantages et inconvénients de l’utilisation d’une propriété pour la location à court terme pendant le COVID-19

Avantages et inconvénients de l’utilisation d’une propriété pour la location à court terme pendant le COVID-19

L’état d’alarme COVID-19 est en place depuis plus de deux mois, une réalité qui, pour certains citoyens vivant dans des appartements sans jardins, terrasses ou balcons et au milieu d’une ville, peut représenter un défi. Voyager dans des résidences secondaires n’est pas non plus une option pour tout le monde et, pour ces raisons, la location à court terme de maisons avec un jardin ou une piscine peut être une option pour faire face à l’enfermement dans des situations désespérées.

Salvador Salcedo, associé d’un cabinet d’avocats, explique que certains de ses clients demandent des logements à louer à court terme avec plus d’espace, des espaces verts ou une piscine, afin de pouvoir profiter de ces mois d’incertitude. En fait, il garantit que cet été, ces locations saisonnières pour les mois de juin, juillet et août seront très demandées, les gens souhaitant éviter les zones touristiques et les foules. Voyons tout ce que vous devez savoir sur cette option de location.

Quelle est la différence entre un bail à court terme et les autres types de bail ?

Les baux à court terme couvrent les besoins spécifiques du locataire pour son travail, ses études, ses vacances, etc. Et la différence avec un bail traditionnel est que la propriété n’est pas votre domicile permanent. Pour cette raison, la LAU (loi sur les baux urbains) l’inclut parmi les baux à usage autre que le logement. Le contrat est régi par la volonté des parties concernées et, à défaut, par le règlement du bail.

Salcedo recommande de formaliser un bail de courte durée par la signature d’un contrat et, avant cela, de visiter la maison pour vérifier que les meubles et les appareils sont en parfait état, dans la mesure du possible. Il est conseillé de joindre au contrat un inventaire dans lequel ces éléments sont répertoriés. En plus du paiement du loyer, le locataire doit également payer la caution, qui s’élèvera à deux mensualités.

La location de courte durée se distingue également de la location touristique en ce que cette dernière répond exclusivement à des besoins de loisirs, pour une période plus courte (jours ou semaines). Il offre aussi généralement des services hôteliers complémentaires, tels que le nettoyage, le changement des draps et des serviettes, etc. En outre, les baux touristiques sont régis par leur propre réglementation, et non par la LAU.

Quels sont les avantages et les inconvénients des locations à court terme ?

Salvador Salcedo garantit qu’il y a des propriétaires qui hésitent à mettre leur maison dans ce type de bail parce qu’ils considèrent que c’est un risque de louer pour un, deux, trois ou six mois, en tenant compte des dommages possibles dans la maison qui ne compensent pas le loyer reçu. Mais l’avocat ajoute que la rentabilité du loyer saisonnier peut être une bonne incitation.

De l’avis de M. Salcedo, pour les locataires, il peut s’agir d’une option intéressante pour mieux passer leur séjour. Cela leur permettra de changer leurs habitudes et de trouver une maison qui leur permette de passer une saison.  Un autre avantage est de pouvoir adapter sa durée aux préférences et aux besoins du locataire, bien que le loyer soit plus élevé que le loyer traditionnel, mais moins cher que celui d’un appartement touristique. Si vous souhaitez visiter la région du Rhône et louer un appart-hotel Lyon, c’est le moment !

Taxation des locations à court terme

Ce type de bail est exempté du paiement de la TVA, ce qui signifie que le locataire ne paiera que le loyer convenu avec le propriétaire. En ce qui concerne l’impôt sur le revenu, le propriétaire doit payer les revenus perçus comme des revenus de capitaux immobiliers et la réduction de 60% du revenu net ne peut pas être appliquée, car il ne s’agit pas d’une location de résidence habituelle du locataire.

Tant l’administration fiscale que le tribunal administratif économique central (TEAC) ont établi que la réduction d’impôt sur le revenu de 60% ne s’applique pas aux locations saisonnières ou aux appartements touristiques.

Source : idealista.com